Vous racontez souvent avoir été passionnée de technologie depuis l’enfance. Y a-t-il un objet, une machine ou une scène précise de cette époque qui a déclenché cette vocation ? Racontez-nous.
A mon enfance mon oncle vivant à l’étranger chaque été ramené un modèle de téléphone portable alors j’avais eu la curiosité de savoir comment ça fonctionne qu’est ce qui est à l’intérieur et depuis j’étais passionné par le technologie et la télécommunication.
Vous auriez pu vous arrêter à l’ingénierie, mais vous avez poussé jusqu’au doctorat puis à la recherche senior. Qu’est-ce que la recherche vous apporte que l’ingénierie seule ne vous donnait pas ?
La recherche était pour moi l’horizon qui m’a connecté à une comité d’experts à travers le monde.
En 2019, vous partez en Californie comme TechWomen Fellow, avec un mentorat chez Qualcomm sur la 5G V2X et le Wi-Fi 6. Qu’est-ce qui vous a le plus surprise dans cette immersion ?
J’ai passé une excellente Journée de savoir et d’expertise en passant un mois de visite et de formation dans différents grandes société à savoir Qualcomm, Facebook; Likedin, Symantec.
La green communication est un axe fort de vos travaux mais reste peu médiatisée. Quel est l’enjeu réel derrière ce sujet ?
En fait je travaille sur des sujets de recherche faisant l’intersection entre technologie innovation et efficacité énergétique.
Vous combinez trois casquettes rarement réunies : recherche académique, ingénierie et gouvernance de l’Internet. En quoi ces trois positions se nourrissent-elles, et où entrent-elles en tension ?
L’intersection entre ces trois casquettes est la technologie et l’innovation.
À l’ICANN comme à l’IETF, les décisions techniques qui structurent l’Internet mondial se prennent dans des enceintes où l’Afrique reste peu représentée. Qu’est-ce qui bloque vraiment : le financement, la formation, la langue, ou autre chose ?
Je pense le plus est le manque d’information et de formation.
On parle beaucoup de souveraineté numérique africaine. Selon vous, est-ce d’abord une question d’infrastructures, de normes, de compétences ou de volonté politique ? Et par quoi faudrait-il commencer ?
Je pense que la souveraineté numérique en Afrique dépend des compétences en ce qui concerne cyber-sécurité , protection des données, normes en premier lieu.
Vous travaillez aujourd’hui sur l’intelligence artificielle en plus des télécoms. Le continent africain risque-t-il de revivre avec l’IA ce qu’il a vécu avec les générations précédentes de réseaux?
Les développements des compétences en IA est un nécessite aujourd’hui vue que l’IA peut tout faire mais c’est un important de garder le contrôle humain : human in the loop
Vous suivez de très près la question des femmes dans la tech. Au-delà des discours et des chiffres, quel est le mécanisme concret qui fait le plus décrocher les jeunes femmes en cours de route, et comment l’enrayer ?
Les femmes au début de route en Tech ont besoin de se connecter avec des leaders afin de bénéficier de leurs expertises et réseau.
Vous rejoignez la Fédération APNA comme bénévole, notamment sur le groupe Recherche et Innovation. Qu’est-ce qui vous a donné envie de nous rejoindre, et que souhaitez-vous y apporter ?
Je suis passionnée par la recherche c’est pour cette raison que je cherche à contribuer et partager mes idées avec ce groupe.
Si vous n’étiez pas dans les télécoms, vous feriez quoi ?
Médecine
Une jeune femme lit cette interview ce soir depuis Tunis, Bamako ou Douala. Elle hésite à s’engager dans un doctorat en ingénierie. Que lui dites-vous ?
N’hésitez plus et ayez le courage de commencer ce chemin avec enthousiasme !